Dimanche dernier, Jésus se présentait à nous comme le bon pasteur qui conduit ses brebis vers le Père. Aujourd’hui, il s’identifie à la vigne. Dans l’Ancien Testament, Israël était considéré par les prophètes comme la vigne que Dieu a arrachée du pays d’Egypte et plantée en Terre promise, et dont il n’a cessé de prendre soin.
La vigne a besoin, pour produire du fruit, d’une grande attention de la part du vigneron, d’un entretien permanent tout au long de l’année. On comprend pourquoi la vigne dans la Bible symbolise si bien cette Alliance qui unit Dieu et son peuple. Par son incarnation, Jésus ne s’identifie pas au vigneron, mais à la vigne dont son Père prend soin. Il se place du côté du peuple de Dieu, en vis-à-vis de son Père vigneron. Le Fils de Dieu est venu établir avec nous une relation aussi forte que celle qui unit les sarments au pied de vigne. Et il nous invite à accepter de nous laisser émonder, tailler, purifier ; à nous laisser vivifier par la sève de vie qu’il nous donne, lui, la vigne sur laquelle nous avons été greffés au jour de notre baptême et sans qui nous ne pouvons porter de fruit.
Pour porter du fruit, il faut donc que les sarments que nous sommes demeurent avec Jésus. Le verbe « demeurer » ne cesse de revenir dans la bouche de Jésus : 8 fois en 8 versets. C’est dire son importance. Chaque sarment a la responsabilité de laisser la sève du Christ le vivifier et lui faire porter du fruit, en se laissant émonder par sa Parole, nourrir de ses sacrements, en laissant l’Esprit Saint nous unir à lui dans la prière. Seulement, sommes-nous prêts à supporter l’inconfort, la douleur peut-être, de l’émondage qui nous permettra de donner davantage de fruit et de faire ainsi la gloire du Père en devenant les disciples de Jésus ?
Alors que nous clôturons une semaine de prière pour les vocations, encouragée pour nous par la présence dans la cathédrale du pavillon des vocations, rendons grâce au Seigneur pour les prêtres et les consacrés qu’il nous donne pour unir à lui, par la prière et les sacrements, chacun de ses sarments. Et confions lui les jeunes qu’il appelle à ce service indispensable à la fécondité de l’Eglise.