Enchainé au sommet
De cette montagne que j’ai trop désirée
Mon cœur dévoré chaque jour
Par le vertige et le silence et aussi un vautour
Renait au petit matin
Et bat pour du chagrin
Souffre du vent et du froid
C’est pas tiède tu vois
C’est pas tiède tu vois
Je devine pour la toute première fois de ma vie
Le sens profond du mot désespoir
Je le repousse je n’en veux pas dans mon histoire
Je sais trop bien que c’est la mort assurée
Qu’on ne fait pas équipe avec un désespéré
Dans un endroit comme ça
J’ai volé le feu
Le feu sacré
Volé aux dieux
Je me suis pris pour Prométhée
Un demi-dieu
Le temps que je te touche
Le temps que je te couche
Que ce tison enflamme ma vie
Voleur inconscient et maladroit
J’ai brûlé tout le monde autour de moi
Le feu et la connaissance
Tout est danger tout est jouissance
Rebelle à un chemin déjà tracé
Mais pas les cartes pour m’y retrouver
Sans ta fumée
Même si un jour je suis libéré de ce rocher prison
Je porterai ma vie durant
Autour de mon poignet ce dur anneau de fer
Cette marque visible de la guerre
Qui me tirera toujours en arrière
Comme en galère
Et j’espère qu’aujourd’hui tu es vraiment heureuse là où tu es
Ou sinon tu brûleras en enfer pour ça
Et je n’exclue pas d’ajouter quelques fagots au bûcher
D’attiser un peu le feu s’il se met à vaciller
Je brûle encore pour toi
C’est pas tiède tu vois
C’est pas tiède tu vois