Quatre personnages tout ce qu'il y a de plus ordinaires essaient de vaquer à leurs occupations quotidiennes tout ce qu'il y a de plus banales : accrocher un tableau au mur, construire un château de cartes, faire la lessive et regarder la télévision. Seul problème ? Ces quatre personnages vivent l'un à côté de l'autre dans un immeuble aux murs capricieux. Ainsi, regarder la télévision au calme devient aussi difficile que de chercher une aiguille dans une botte de foin pour un aveugle armé d'un télescope. Accrocher un cadre devient une Mission Impossible qui renverrait le petit Tom Cruise pleurer dans les jupes de sa maman. Faire une lessive requiert un diplôme d'ingénieur en astrophysique bio nucléaire Et construire un château de cartes devient une entreprise digne de la Chapelle Sixtine…
Jonas Geirnaert, né en 1982, signe ici son deuxième court métrage pour lequel il a dessiné lui-même les 9.000 dessins. Des dessins au design simple mais toujours agréables à l'œil. Un travail de titan qui lui a pris deux longues années et qui a permis a son auteur fou de relancer l'industrie de la caféine. Pour ses efforts et son sang versé sur sa table à dessin, Flatlife fût récompensé du Prix du Jury pour les courts métrages au dernier Festival de Cannes. Ce qui n'est évidemment pas aussi prestigieux que le Prix Cinergie mais il s'agit néanmoins d'un bon début qui augure d'une carrière brillante...
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