Fermera ou fermera pas ? Le sort de la centrale nucléaire de Fessenheim, une installation située à une cinquantaine de kilomètres au nord de Bâle sur le Rhin qui marque la frontière franco-allemande, se discute aujourd’hui jeudi 6 avril. A l’occasion, le journal 20 minutes est parti à la rencontre des riverains allemands pour leur demander ce qu’ils pensent de la plus vieille centrale française. « On le sait, mais on n’y pense pas », affirme Philipp que 20 minutes a rencontré. « Après, elle est très âgée, c’est sûr. Une nouvelle serait peut-être plus sûre, mais ça veut dire quoi, plus sûre ? », poursuit-il. Les habitants allemands à la frontière ne se montrent pas particulièrement inquiets, comme à Eschbach où Brigitte qui tient une boulangerie n’en discute jamais vraiment avec ses clients, même si elle avoue y penser parfois : « Ma fille est née un an après Tchernobyl, je ne l’ai jamais vraiment oublié, justifie-t-elle. C’est juste à côté, et puis il y a des problèmes de temps en temps… Elle pourrait être remplacée par une autre industrie. » En attendant de connaître le sort de Fessenheim, le journal indique que « depuis près de 40 ans, les riverains allemands ont appris à vivre avec ».