62 ans, Michel Fournier va à nouveau tenter le grand saut au-dessus du Saskatchewan. Les $13.25 millions dépensés pour tenter un saut de 7 longues minutes à 40 km d’altitude méritent bien l’appellation de “Grand Saut” que le français a donné à son exploit et à son site web (le lien est valable mais le site est indisponible pour l’instant, suite à des problèmes de capacité). Il tente de battre le record du pilote de l’USAF Joe Kittinger établi en 1960. Entre eux se trouve le “Sonic boom” historique (Mach 1) réalisé à 35 km.
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En 2003, l’ancien colonel de l’armée de l’air française a vu le ballon qui devait l’emporter en altitude exploser avant le vol. En ce moment Michel Fournier bénéficie d’une fenêtre de trois semaines pour repartir dans l’espace avec un nouveau ballon.
L’entraînement pour Michel Fournier a commencé en 1988 alors qu’il devait participer à feu la mission Hermès. Depuis, il a quitté l’armée et il réunit argent et équipement abandonné par l’armée française afin de finalement s’envoler dans l’espace avec une mission perso à la clé.
Ses 8′500 sauts en parachute et multiples séjours en chambre hyperbar ainsi qu’en chambre froide ont été agrémentés de passages en eau glacée afin de s’habituer aux -100º centigrade régnant à 40′000 m. d’altitude. L’air y est si rare que Michel Fournier doit respirer de l’oxygène pur pendant des heures avant le grand saut afin de débarrasser son corps de tout le nitrogène contenu dans son sang.
Il chutera dans l’espace pendant 7 minutes avant d’ouvrir son parachute à 1′000 mètres pour huit minutes de récupération moins infernale avant de toucher Terre. Lorsqu’il passera le mur du son sa vitesse aura atteint 1′500 km/h, et la température avoisinera -115º C.
Bonne chance à notre astronaute de l’impossible! [Canada.com]