À l’extérieur, son père avait l’image d’un homme droit, respecté, presque irréprochable. Mais à la maison, c’était un tout autre visage. Le silence était de mise, les regards baissés, la peur ancrée dans chaque geste. Un mot de travers, un bruit trop fort, et la tension explosait. Il faisait régner la terreur, sans relâche. Cris, menaces, parfois pire… L’enfance s’est vécue sous la peur, pas sous l’amour. Elle a grandi en apprenant à se faire petite, à anticiper, à survivre. Aujourd’hui, elle ose raconter. Parce que le silence protège trop souvent ceux qui détruisent. Et que parler, c’est déjà reprendre le pouvoir.